Rouler en groupe : les gestes et les règles à connaître

Rouler en groupe

Rouler à plusieurs fait partie des grands plaisirs du vélo. On partage l’effort, les paysages, les discussions et parfois quelques kilomètres difficiles. Mais une sortie en groupe demande aussi davantage d’attention que lorsque l’on roule seul.

À vélo, un obstacle aperçu par le premier cycliste peut être totalement invisible pour ceux qui suivent. Un ralentissement anodin peut provoquer un freinage en chaîne et un simple changement de trajectoire devenir dangereux s’il n’est pas annoncé.

C’est pourquoi il existe un ensemble de gestes et de comportements communs permettant aux cyclistes de communiquer lorsqu’ils roulent ensemble. Ces principes de conduite et de sécurité en groupe sont notamment enseignés dans les formations des fédérations de cyclisme et notamment de la Fédération française de cyclotourisme (FFVélo). Les connaître permet de mieux comprendre les autres cyclistes et, surtout, de transmettre rapidement une information à l’ensemble du groupe.

Bien rouler en groupe repose finalement sur quelques principes simples : être prévisible, communiquer, garder ses distances et penser aux cyclistes qui roulent derrière soi.

Que dit le Code de la route ?

Les gestes utilisés pour signaler un trou, un obstacle ou l’arrivée d’un véhicule relèvent avant tout des bonnes pratiques de conduite en groupe, notamment enseignées par les fédérations. Ils complètent les obligations prévues par le Code de la route. Celui-ci impose notamment à tout conducteur d’avertir les autres usagers avant un changement de direction ou un ralentissement (art. R412-10), de conserver une distance de sécurité suffisante avec le véhicule qui le précède (art. R412-12) et encadre la circulation des cyclistes de front (art. R431-7).

Le Code fixe les règles ; les gestes et la communication permettent au groupe de les appliquer collectivement et en sécurité.

À noter : cet article présente des principes généraux de conduite et de sécurité lors des sorties cyclistes en groupe. Dans le cadre d’une école de cyclisme, pour adultes comme pour enfants, des règles particulières peuvent s’appliquer concernant notamment l’encadrement, la composition et la taille des groupes, les qualifications des encadrants ou encore les conditions de pratique. Il convient donc de se référer aux règles et recommandations de sa fédération de rattachement avant d’organiser ou d’encadrer ce type de sortie.

1. La règle essentielle : être prévisible

Dans un groupe, les mouvements brusques sont à éviter autant que possible.

On conserve une trajectoire régulière, on évite les coups de frein inutiles et on ne change pas brutalement de direction. Avant de ralentir, de s’arrêter, de contourner un obstacle ou de quitter sa ligne, on prévient les autres.

Cette prévisibilité est probablement la première règle de sécurité du cyclisme en groupe.

Elle suppose également de regarder loin devant. Fixer uniquement la roue du cycliste qui précède réduit considérablement la capacité à anticiper. Le regard doit régulièrement porter plusieurs cyclistes plus loin afin de comprendre ce qui se passe à l’avant du groupe.

2. Garder une distance adaptée

Rouler en groupe ne signifie pas nécessairement rouler roue dans roue.

La distance doit être adaptée à la vitesse, à la visibilité, à l’état de la chaussée et à l’expérience des participants. Plus les conditions sont délicates, plus on augmente l’espace avec le vélo qui précède.

On évite surtout de placer sa roue avant à hauteur de la roue arrière du cycliste devant soi. En cas d’écart latéral de celui-ci, le contact entre les roues peut provoquer une chute.

À proximité d’un cycliste que l’on ne connaît pas encore, mieux vaut conserver initialement un peu plus de marge. La confiance et la connaissance des comportements viennent progressivement.

3. Les gestes à connaître

La communication dans un groupe passe par la voix, mais aussi par quelques gestes simples. Enseignés notamment dans le cadre des formations des fédérations cyclistes, ils permettent d’adopter un langage commun entre cyclistes et doivent rester clairs, visibles et compréhensibles.

L’intérêt de connaître ces gestes dépasse d’ailleurs les seules sorties organisées : même entre cyclistes qui ne se connaissent pas, disposer de codes communs permet de comprendre rapidement un danger ou un changement de situation.

Signaler un obstacle au sol

Trou, pierre, branche, plaque d’égout dangereuse, débris, gravier… On indique l’obstacle avec la main en direction du sol, du côté où il se trouve.

L’objectif n’est pas de signaler chaque imperfection de la chaussée, mais uniquement les obstacles qui présentent un véritable risque ou qui nécessitent une réaction. On signale ce qui nécessite une réaction, pas chaque défaut de la chaussée. Multiplier inutilement les gestes finit par diminuer leur efficacité et oblige les cyclistes à retirer constamment une main du guidon.

Le signal doit ensuite être relayé vers l’arrière du groupe.

Signaler un obstacle à contourner

Lorsqu’un véhicule stationné, un piéton, des travaux ou tout autre obstacle impose de s’écarter, on indique suffisamment tôt le changement de trajectoire.

Le geste doit être effectué avant le déplacement, pas au moment où l’on commence déjà à se déporter.

Signaler un ralentissement

Lorsque le groupe ralentit fortement, on peut tendre une main vers le bas, paume orientée vers l’arrière, tout en annonçant clairement :

« Ralentissement ! »

L’information doit immédiatement être relayée derrière.

Signaler un arrêt

Un arrêt doit être annoncé suffisamment tôt :

« Stop ! »« On s’arrête ! » ou « Arrêt ! »

Un freinage brutal et silencieux est particulièrement dangereux dans un groupe compact.

Signaler un changement de direction

Pour tourner, on tend clairement le bras du côté concerné.

Même lorsque l’itinéraire est affiché sur tous les GPS, le geste reste utile : tout le monde ne regarde pas son écran au même moment.

4. La voix reste indispensable

Les gestes ne suffisent pas toujours.

Certains dangers apparaissent trop rapidement ou nécessitent une information impossible à transmettre uniquement avec la main.

Quelques annonces simples sont particulièrement utiles :

« Voiture ! »
« Attention ! »
« Trou ! »
« Gravier ! »
« Ralentissement ! »
« Stop ! »
« On attend ! »

L’annonce doit être courte, forte et immédiatement compréhensible.

Mais surtout : elle doit être relayée.

Dans un groupe d’une vingtaine de cyclistes, une information donnée uniquement par le premier ne parviendra probablement jamais au dernier.

Et la communication ne fonctionne pas uniquement de l’avant vers l’arrière. Certaines informations doivent également remonter le groupe.

À l’avant, on voit les dangers qui arrivent. À l’arrière, on voit ce qui rattrape le groupe.

Le dernier cycliste ou « serre-file » est ainsi particulièrement bien placé pour signaler l’arrivée d’un véhicule ou prévenir lorsqu’un participant rencontre un problème.

5. Les cyclistes de tête ont une responsabilité particulière

Les premiers du groupe voient les dangers avant les autres. Ils doivent donc anticiper davantage.

À l’approche d’un carrefour, d’un rond-point, d’une chaussée dégradée ou d’un rétrécissement, ils évitent les changements d’allure brutaux et transmettent l’information suffisamment tôt.

Ils doivent également adapter leur vitesse pour permettre au groupe de rester cohérent.

Une relance très forte après chaque intersection peut sembler anodine pour les premiers. À l’arrière, l’effet accordéon amplifie les accélérations et oblige les derniers cyclistes à produire des efforts beaucoup plus importants simplement pour rester au contact.

6. Le dernier cycliste a lui aussi un rôle important

Le cycliste situé à l’arrière du groupe, souvent appelé « serre-file », dispose d’une vision complémentaire de celle des cyclistes de tête.

Il est particulièrement bien placé pour repérer les véhicules qui arrivent par l’arrière, mais aussi pour constater rapidement qu’un participant ralentit, s’arrête ou rencontre un problème mécanique.

Son rôle est alors essentiel : faire remonter l’information vers l’avant du groupe, afin d’éviter que les premiers poursuivent leur route pendant plusieurs kilomètres avant de s’apercevoir qu’un participant manque à l’appel.

Dans les groupes importants, confier ce rôle à un cycliste expérimenté contribue ainsi fortement à la sécurité et à la cohésion de la sortie. Le serre-file peut également être équipé d’un radar arrière, de type Garmin Varia ou Wahoo TRACKR RADAR, qui lui permet de détecter plus tôt les véhicules en approche et d’en informer le groupe.

7. Attention à l’effet accordéon

C’est l’un des phénomènes les plus caractéristiques des sorties en groupe.

Les premiers ralentissent légèrement dans un virage ou à une intersection. Chaque cycliste derrière freine un peu davantage. Lorsque le groupe repart, le phénomène inverse se produit : les premiers accélèrent alors que les derniers sont parfois encore presque arrêtés.

Résultat : ceux qui roulent à l’arrière doivent régulièrement sprinter pour revenir.

Pour limiter cet effet, les premiers doivent adopter une allure aussi régulière que possible et relancer progressivement après les ralentissements.

Un groupe qui roule bien n’est pas celui qui accélère le plus fort. C’est celui dont la vitesse varie le moins inutilement.

8. Un grand groupe peut devenir plusieurs petits groupes

Lorsque les participants sont nombreux, vouloir conserver à tout prix un seul groupe compact n’est pas nécessairement la meilleure solution. Il est généralement préférable de constituer plusieurs petits groupes de 8 à 10 cyclistes au maximum (avec l’encadrement), espacés de quelques centaines de mètres.

Cette organisation facilite le dépassement par les autres véhicules, limite l’effet accordéon et simplifie le franchissement des intersections. L’objectif n’est évidemment pas de perdre des participants en route : les différents groupes peuvent se retrouver à certains points prévus sur le parcours.

La composition des groupes peut être définie quelques minutes avant le départ. L’organisateur peut fixer un nombre maximal de cyclistes par groupe et désigner, pour chacun d’eux, un leader ainsi qu’un serre-file. Lorsque les niveaux sont hétérogènes, il est également préférable de constituer des groupes relativement homogènes afin d’éviter qu’ils n’explosent dès la première difficulté.

Dans le cadre d’une sortie à vocation conviviale, de type « social ride », il est aussi possible de définir à l’avance des points de regroupement : sommet d’une difficulté, intersection importante, fontaine, café ou autre lieu facilement identifiable. Chacun peut ainsi évoluer à son rythme sur certaines portions tout en conservant l’esprit collectif de la sortie.

Un groupe bien organisé n’est donc pas forcément un groupe qui reste compact du premier au dernier kilomètre. L’essentiel est que chacun sache avec qui il roule, qui assure la conduite du groupe, où sont prévus les regroupements et comment réagir en cas de problème.

9. Aux intersections : chacun reste responsable

C’est une règle fondamentale !

Lorsqu’un cycliste annonce :

« C’est bon ! »

cela signifie qu’il estime pouvoir franchir l’intersection dans sa propre situation.

Cela ne signifie pas nécessairement que les cyclistes suivants peuvent passer.

Chaque participant doit donc vérifier lui-même que la voie est libre et respecter la signalisation. La confiance dans le groupe ne doit jamais remplacer l’observation personnelle.

10. Dans les descentes, on augmente les distances

Une descente n’est pas l’endroit où chercher à maintenir coûte que coûte un groupe compact.

Les vitesses augmentent, les distances de freinage s’allongent et les trajectoires peuvent varier fortement d’un cycliste à l’autre.

On augmente donc les distances de sécurité et on évite de dépasser sans prévenir.

Avant un virage, on freine progressivement et, autant que possible, avant d’entrer dans la courbe.

Chacun descend à son rythme. Le groupe peut se reformer ensuite dans un endroit sûr.

11. En montée, attention aux changements de rythme

À faible vitesse, un changement de position peut également surprendre.

Lorsqu’un cycliste se met brusquement en danseuse, son vélo peut momentanément reculer par rapport au cycliste qui le suit.

Avant de se lever, il est donc préférable de conserver un mouvement progressif et de s’assurer que personne ne roule excessivement près de sa roue arrière.

De la même manière, on évite les changements brutaux de trajectoire lorsqu’on cherche un braquet plus facile ou lorsque l’on dépasse un cycliste.

12. Rouler à deux de front… quand les conditions le permettent

Rouler côte à côte permet de discuter et participe à la convivialité d’une sortie. Mais cette disposition doit rester adaptée à la circulation et à la configuration de la route.

Lorsque la chaussée devient étroite, que la visibilité diminue ou qu’un véhicule souhaite dépasser, le groupe doit pouvoir se remettre rapidement en file.

L’annonce « On se range ! » peut être relayée vers l’avant.

L’objectif n’est pas simplement de respecter une règle : il s’agit aussi de faciliter une cohabitation apaisée avec les autres usagers.

13. Ne jamais imposer son dépassement

Pour remonter un groupe, on vérifie d’abord que l’espace disponible permet de dépasser sans obliger un autre cycliste à modifier brutalement sa trajectoire.

On peut prévenir simplement :

« Je passe à gauche ! » ou « à gauche ! »

On évite particulièrement de se glisser dans un espace trop étroit entre deux vélos.

Après le dépassement, on ne se rabat pas immédiatement devant la roue du cycliste dépassé.

14. Crevaison ou problème mécanique : d’abord se mettre en sécurité

Une crevaison, une chaîne qui saute ou un problème mécanique peuvent survenir à tout moment.

Le premier réflexe est de prévenir :

« Crevaison ! »« Problème mécanique ! » ou simplement « Je m’arrête ! »

Mais cela ne signifie pas que tout le groupe doit immédiatement freiner et s’immobiliser sur la chaussée.

Le cycliste concerné cherche, lorsque cela est possible, un emplacement sûr pour s’arrêter. Les autres participants doivent aussi rejoignent également un endroit sécurisé, éventuellement quelques centaines de mètres plus loin.

Une crevaison ne doit pas transformer dix cyclistes en obstacle sur la route.

15. Ne pas lâcher quelqu’un sans s’en rendre compte

Un groupe doit régulièrement vérifier qu’il est toujours… un groupe.

Une crevaison, un problème mécanique, un feu rouge ou simplement une difficulté physique peuvent rapidement isoler un participant.

Les cyclistes situés à l’arrière jouent ici un rôle essentiel. Lorsqu’un problème apparaît, l’information doit remonter :

« On attend ! »

Il est toujours préférable de choisir un endroit sécurisé quelques centaines de mètres plus loin plutôt que d’arrêter brutalement tout le groupe au bord d’une route.

16. Attention aux poids lourds et aux angles morts

Les poids lourds demandent une vigilance particulière.

À une intersection ou à un feu, un groupe de cyclistes ne doit pas venir s’agglutiner autour d’un camion ou d’un autobus. Le conducteur peut ne pas voir certains cyclistes situés immédiatement devant, derrière ou sur les côtés de son véhicule.

On évite donc de rester dans les angles morts et on cherche à conserver une position dans laquelle le conducteur peut clairement nous identifier.

Une attention particulière est nécessaire lorsqu’un poids lourd est susceptible de tourner : son déplacement et sa trajectoire peuvent occuper beaucoup plus d’espace qu’on ne l’imagine depuis un vélo.

17. Quand on mange, boit ou enlève un vêtement

Ces gestes ordinaires deviennent plus délicats lorsque l’on roule entouré d’autres cyclistes.

Avant de prendre un bidon, chercher quelque chose dans une poche ou retirer une couche de vêtements, on vérifie que la situation le permet.

Si la manipulation demande de quitter longtemps la route des yeux ou d’utiliser les deux mains, mieux vaut se laisser légèrement décrocher ou s’arrêter.

Quelques secondes perdues valent mieux qu’une chute collective.

18. En gravel, on augmente encore les distances

Les mêmes principes s’appliquent, mais les distances doivent généralement être augmentées.

Sur une piste, le cycliste devant soi peut masquer une pierre, une ornière ou une branche. La poussière peut également réduire fortement la visibilité.

On évite donc de rouler trop près, particulièrement dans les descentes.

Les obstacles importants doivent toujours être annoncés et relayés. Lorsqu’un passage devient très technique, il peut être préférable d’espacer franchement les départs plutôt que de chercher à conserver une formation compacte.

19. Partager la route, c’est aussi communiquer avec les autres

La communication ne concerne pas uniquement les membres du groupe.

Lorsqu’un automobiliste attend patiemment avant de dépasser, qu’un autre cycliste facilite le passage du groupe ou qu’un usager nous laisse la priorité, un simple signe de la main permet de le remercier ou bien lui indiquer qu’il peut doubler en sécurité.

Cela ne coûte rien et contribue à une meilleure cohabitation entre les différents usagers.

Le comportement d’un groupe est particulièrement visible. À nous aussi de donner une image positive du cyclisme.

20. Les erreurs les plus fréquentes

Certaines habitudes rendent une sortie inutilement dangereuse :

  • freiner brutalement sans prévenir ;
  • changer de ligne sans regarder derrière ;
  • rouler avec la roue avant chevauchant celle du cycliste précédent ;
  • signaler un obstacle trop tard ;
  • ne pas relayer les informations ;
  • regarder uniquement la roue devant soi ;
  • accélérer fortement après chaque virage ou intersection ;
  • suivre aveuglément un cycliste dans une intersection ;
  • dépasser sans annoncer sa présence ;
  • consulter longuement son GPS ou son téléphone en restant au milieu du groupe ;
  • vouloir absolument rester au contact dans une descente ;
  • s’arrêter brutalement sans prévenir les cyclistes derrière ;
  • arrêter tout le groupe sur la chaussée à la suite d’un problème mécanique ;
  • rester dans l’angle mort d’un poids lourd.

La plupart de ces comportements ont un point commun : ils surprennent les autres.

Une règle simple : penser à celui qui est derrière

Bien rouler en groupe ne consiste pas uniquement à maîtriser son vélo. Il faut également comprendre que chacun de nos gestes peut avoir une conséquence sur plusieurs cyclistes derrière nous.

Avant de freiner : je préviens.
Avant de changer de trajectoire : je regarde et je préviens.
Je vois un danger : je le signale.
J’entends une information : je la relaie.
Un problème survient derrière : je fais remonter l’information.
Je franchis une intersection : je vérifie moi-même.

Avec l’expérience, ces réflexes deviennent naturels. Les trajectoires sont plus régulières, l’information circule, le groupe devient plus fluide et chacun peut se concentrer davantage sur sa pratique et sur le plaisir de rouler ensemble.

Les bons réflexes en un coup d’œil

Pour retrouver facilement les principaux gestes et comportements présentés dans cet article, nous les avons regroupés dans une fiche mémo « Rouler en groupe » à conserver sur son téléphone ou à partager avant une sortie.

Rouler en groupe
(c) Patrick GARNIER

Cette fiche peut également être partagée avec les participants avant une sortie afin que chacun connaisse les principaux gestes et dispose des mêmes codes une fois sur le vélo.

Et c’est probablement le meilleur signe d’un groupe qui sait rouler ensemble : personne n’a besoin de se demander ce que les autres vont faire. Je roule pour moi… mais je pense à celui qui roule derrière moi.

×